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Service de Cardiologie de la Clinique de la Dhuys | 1 rue Pierre et Marie Curie 93170 Bagnolet | Tel : 01 48 97 50 04 Notre Service Historique - Description - Les Actualités Rythmologique de la Dhuys - Statistiques |
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Commentaire Des Statistiques
Nous avons commencé l'informatisation des données concernant les patients implantés d'un stimulateur cardiaque en janvier 2001. Celle-ci nous permet, mois après mois, de mieux évaluer l'impact de nouvelles pratiques professionnelles et s'est inscrite de fait dans une démarche de qualité. Cet outil est devenu pour nous indispensable dans la réalisation des protocoles de recherche clinique et dans l'évaluation des nouveaux matériels. Le nombre d'implantations augmente régulièrement depuis 10 ans. Le nombre de patients implantés sur l'ensemble du territoire suit la même progression du fait du vieillissement de la population et des nouvelles indications d'implantation. En 2005 c'est plus de 50 000 patients qui ont bénéficié de l'implantation d'un stimulateur cardiaque en France. La majorité des stimulateurs cardiaques implantés sont double chambre. Cette proportion diminue au fur et à mesure que l'âge augmente. Le nombre de remplacements de boîtier a tendance à diminuer car la longévité des nouveaux modèles est plus importante. Le taux de complications reste très faible. La mise en place d'un stimulateur cardiaque reste une intervention légère. Les risques opératoires ne sont pas dépendants de l'âge du patient mais surtout de la cardiopathie sous jacente et de l'état général. Un patient de 65 ans aux lourds antécédents cardiaques est considéré plus à risque qu'un patient de 85 ans ayant un coeur sain. Il faut faire la différence entre les complications immédiates qui surviennent dans la période post opératoire et les complications tardives qui surviennent à distance de l'acte chirurgical. Le déplacement de sonde est de plus en plus rare depuis la généralisation des sondes dites « actives » qui se vissent dans le muscle cardiaque. Le risque de déplacement est maximum dans les jours qui suivent l'implantation. Pour cette raison, les patients restent quelques jours hospitalisés après l'intervention. En cas de déplacement, il faut remonter le patient au bloc pour repositionner la sonde déplacée. L'hématome est une complication d'autant plus fréquente que le patient prend des traitements « anticoagulants » qui fluidifient le sang. Le risque augment avec l'âge, la fragilité vasculaire étant plus importante. Pour prévenir cela, nous utilisons systématiquement un anesthésique local contenant un vaso-constricteur. De plus chaque patient redescend du bloc avec un pansement compressif. Malheureusement lorsqu'un hématome important survient, il peut nécessiter une reprise chirurgicale. Un pneumothorax peut survenir lorsque le praticien tente de ponctionner la veine sous clavière afin de pouvoir y introduire la ou les sondes de stimulation cardiaque. Avec son aiguille il peut créer une brèche dans la plèvre et permettre ainsi à l'air de pénétrer autour du poumon. La conséquence est le non fonctionnement transitoire de l'un des deux poumons. Cette complication rare est traitée facilement par la mise en place d'un drain permettant d'aspirer l'air autour du poumon. Sur l'ensemble des complications, une place toute particulière doit être faite à l'infection de pace maker. Sa définition fait encore l'objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Elle peut prendre de nombreuses formes cliniques plus ou moins spectaculaires dont la dangerosité immédiate est variable d'une situation à l'autre. Dans tous les cas, elle nécessite une prise en charge rapide et énergique en milieu spécialisé. La sanction thérapeutique passe obligatoirement par l'extraction de l'ensemble du matériel soit par voie endovasculaire soit par voie chirurgicale standard. La prévention reste le meilleur des traitements. Nous avons élaboré ainsi des protocoles de préparation du patient et mis en place des règles d'asepsie très strictes. Télécharger le protocole d'installation Le taux de complications varie en fonction de l'état général du patient et du terrain cardiaque sous jacent. Il diminue avec l'expérience de l'opérateur. La gestion des complications liées à l'implantation dépend essentiellement de la qualité de l'équipe médicale et du plateau technique. |
(* Nécessitant une reprise chirurgicale)
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