Home - Edito
Nos Praticiens
Notre Service
Espace Patients
Espace Professionnels
Revue de Presse


Service de Cardiologie de la Clinique de la Dhuys | 1 rue Pierre et Marie Curie 93170 Bagnolet | Tel : 01 48 97 50 04   

Espace Patients   
Tout savoir sur : la stimulation cardiaque - la radiofréquence - l'exploration electrophysiologique - la télécardiologie - la stimulation multisite
défibrillateur automatique - téléchargez les consentements éclairés - témoignages - video de la pose d'un pacemaker - FAQ - Question ?    
  Home > Espace Patients > Tout savoir sur le défibrillateur automatique
  Tout savoir sur le défibrillateur automatique

« Dernier-né » dans l’arsenal thérapeutique en rythmologie, le défibrillateur automatique implantable est utilisé aujourd’hui de manière courante. Les mises à jour récentes des recommandations des sociétés savantes internationales et en particulier de la société française de cardiologie ont grandement contribué à l’augmentation du nombre de défibrillateurs implantés dans notre pays. La courbe des implantations n’a jamais cessé de croître dans le monde tant l’efficacité du défibrillateur est devenue une évidence, d’abord dans la prévention secondaire de la mort subite cardiaque, ensuite dans bien des situations de prévention primaire. Ainsi la France rattrape son retard dans ce domaine ce qui est la moindre des choses quand on sait que ce formidable outil thérapeutique a été mis au point dans notre pays par le Pr MIROWSKI.

Pour quelles raisons vous propose-t-on la mise en place d’un défibrillateur ?

Avant de répondre à cette question il convient de définir « la prévention primaire » et la « prévention secondaire».

La prévention primaire est une action prophylactique qui vise à prévenir la survenue d’évènements cardiaques susceptibles de survenir de façon significative au vu de votre maladie cardiaque et des résultats des études scientifiques réalisées. En pratique, il s’agit de couvrir le risque de survenue d’un trouble rythmique potentiellement mortel mais qui n’a pas encore eu lieu.

La prévention secondaire est une action réalisée a posteriori qui vise à prévenir la récidive d’un événement cardiaque. En pratique, il s’agit de traiter la récidive d’un trouble du rythme potentiellement mortel ou d’une mort subite récupérée.

L’équipe médicale vous propose donc la mise en place d’un défibrillateur automatique implantable car :
- Vous avez présenté des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels voire une mort subite heureusement récupérée. - Vous présentez un risque statistiquement significatif de présenter des troubles du rythme cardiaques potentiellement mortels.

Ce sont les patients qui présentent une insuffisance cardiaque qui sont le plus souvent concernés par les troubles du rythme cardiaque. C’est donc à eux que l’on propose le plus souvent la mise en place d’un défibrillateur automatique implantable.

Pour guider les praticiens dans leur choix de vous implanter un défibrillateur les sociétés savantes ont édité des recommandations. La Société Française de Cardiologie a rédigé un document en janvier 2006, il est disponible sur le site de la SFC ( http://www.cardio-sfc.org ).

Comment fonctionne votre défibrillateur ?

Comme un stimulateur cardiaque, votre défibrillateur peut être simple, double ou triple chambre. Il se compose d’un boîtier et d’une ou de plusieurs sondes. La sonde de défibrillation est plus grosse qu’une sonde de stimulation cardiaque car elle possède un « coil de défibrillation » qui permet la délivrance du choc. Le boîtier est volumineux et lourd car il contient des condensateurs. Pour cette raison il est encore le plus souvent placé derrière le muscle pectoral. C’est en partie pour cela que l’intervention est réalisée sous anesthésie générale. Les progrès exponentiels de la technologie devraient rapidement régler ce problème.

Vous l’avez maintenant compris le défibrillateur traite donc « les troubles du rythme cardiaques potentiellement mortels» Ceux ci naissent des ventricules et peuvent être schématiquement divisés en deux groupes :

- Ceux qui entraînent une accélération très rapide du cœur avec cependant une activité globalement homogène de l’ensemble des cellules cardiaques. Ce sont les tachycardies ventriculaires dont la fréquence dépend du cycle de la rentrée. Leur fréquence, bien que parfois très rapide, n’entraîne pas « d’arrêt circulatoire ». Les tachycardies ventriculaires peuvent dégénérer en fibrillation ventriculaire. - Ceux qui entraînent une accélération extrêmement rapide du cœur avec désorganisation totale de l’activité cellulaire cardiaque. C’est une fibrillation ventriculaire. Même si l’activité cardiaque reste électriquement présente, cela entraîne un arrêt circulatoire.

En cas de trouble du rythme, la première action du défibrillateur est de définir le type de trouble du rythme en présence. Est-ce une tachycardie ventriculaire ou une fibrillation ventriculaire ? Une fois le diagnostic établi, la thérapie programmée par votre praticien est délivrée.

En règle général, les tachycardies ventriculaires sont d’abord traitées par « stimulation anti-tachycardique». Cela veut dire qu’une fois la tachycardie détectée, le défibrillateur va envoyer une série de stimulations électriques à une fréquence supérieure à celle de la tachycardie.

Le but est de « casser » le trouble du rythme pour restaurer un rythme normal. La stimulation anti tachycardique n’est, en général, pas ressentie par le patient. En cas d’échec ou si la tachycardie est trop rapide, un choc électrique interne est alors délivré.
Devant une fibrillation ventriculaire, un choc est directement délivré. La puissance des chocs est programmée par votre praticien en fonction des tests effectués au bloc opératoire lors de l’implantation. Cette puissance est exprimée en Joule. La puissance des chocs est généralement programmée entre 15 et 30 joules. Pour imager cela, recevoir un choc électrique interne revient un peu à recevoir un coup de poing par l’actuel champion du monde de boxe.

Chaque fois qu’un trouble du rythme est diagnostiqué, un enregistrement du tracé électrique endocavitaire est systématiquement enregistré dans les mémoires du défibrillateur. Lors des consultations spécialisées, votre praticien peut donc en prendre connaissance. Sur certains modèles, ces tracés peuvent être consultés via Internet (voir télécardiologie).

Quelles sont les précautions à prendre ?

Les précautions à prendre par les porteurs de défibrillateur sont globalement les mêmes que chez les patients porteurs d’un stimulateur cardiaque (cf). Cependant un événement doit systématiquement vous pousser à re-contacter rapidement votre centre implanteur : c’est la délivrance d’un choc électrique. Votre praticien doit systématiquement vérifier si ce choc a été délivré à bon escient. Dans certains cas, il peut être amené à modifier la programmation.

La surveillance suit les mêmes principes que celle des patients porteurs d’un stimulateur cardiaque.

Il faut bien comprendre que l’implantation d’un défibrillateur ne guérit pas la maladie cardiaque dont vous souffrez, il ne fait que traiter les conséquences potentiellement mortelles. Ce sont surtout les médicaments que vous prenez qui contribuent à traiter la maladie de fond, il ne faut donc jamais les arrêter sans l’avis de votre médecin.

La mise en place d'un défibrillateur automatique implantable, la programmation et la surveillance relève d'un centre très spécialisé.
© www.pacemaker-online.net (2006)
www.dhuys.com PLAN D'ACCÈS PARTENAIRES ET LIENS VOS REACTIONS SUR CE SITE